Dramas, mode, actu, musique... tout ce qu'il faut savoir sur le Japon
15 Juillet 2009
Les feux d’artifices sont aussi indissociables de l'été japonais que le sont le pastis etla pétanque à l’été méditerranéen. Tout au long des mois de juillet et août, les spectacles pyrotechniques se multiplient dans l’archipel. Il y en aurait 7 000 par an. Un musée leur est même consacré à Tokyo.Les hanabi (fleurs de feu) ou feux d’artifices attirent des dizaines de milliers de spectateurs. Leur importance est telle dans la culture nippone qu’un séjour au Japon sans avoir assisté à un de ces feux d’artifice serait incomplet.
En plus de régaler les yeux, les hanabi durent une heure en moyenne, ils sont une véritable aventure culturelle.
En effet, pour les Japonais, ils sont prétextes à une sortie en famille ou entre amis. Les filles s’habillent en yukata (kimono d’été au motif fleuri), et la bière coule à flot. Le tout en dégustant des yakitori (brochettes de viande) yakisoba (nouilles sautées), takoyaki (boulettes grillées de poulpe) à l’un des innombrable yattai (marchand ambulant) qui ont pris place.
Mais la place est, comme souvent au Japon, le souci principal. Pour les feux d’artifices les plus populaires (celui de la rivière Sumida par exemple), il convient d’arriver tôt, très tôt. Il n’est pas rare de voir des groupes réserver leur emplacement dès le début de l’après-midi ! De la même façon, le retour peut se révéler une véritable expédition, car le métro est totalement saturé (par exemple, celui de Yokohama).
Enfin, si nombre d’entre eux sont gratuits certains sont payants. Quoiqu’il en soit, et à condition de s’armer d’un peu de patience, les feux d’artifices nippons sont un spectacle à ne pas manquer.
Musée du feu d'artifice